
Tu te sens seule peut-être, ou du moins différent. Les autres te paraissent tellement inaccessibles, d'un autre univers que le tien. Parce que toi tu vois du bonheur dans leurs yeux, tu vois des vies tout autour de toi, des gens qui sont emplis d'histoires plus ou moins belles mais toutes uniques et passionantes. Puis à côté tu te crois sans interêt, sans aventures a raconter, sans grandes paroles à immortaliser. T'en viens à t'enfermer, à croire que rien ne t'arriveras jamais, à te demander quel est le but de tout ça. Tu penses que quelquechose ne colle pas chez toi, alors tu restes là, et pour eviter de penser tu travailles, tu sors, tu fais semblant de vivre. Mais une comédie n'est jamais eternelles, et tu le sais bien, tôt ou tard tu finiras seul à en crever, parce que justement tu ne penses pas comme eux, et tu n'auras jamais leur vie. Tu vois, je connais ta colère. Je sais qu'au fond de toi il y a un cri, qui ne pourra jamais sortir; parce que tu restes persuadé que personne ne le comprendra. Je sais que tes mains tremblent quand l'espoir revient, quand tu te dis "j'existe peut-être un peu cette fois",et je sais aussi que tes larmes coulent lorsque pour la enième fois tu es leurré par trop de rêves. Je voudrai te dire de laisser battre ton coeur pour arrêter d'etouffer, je voudrais te forcer à ouvrir tes yeux et voir cet amour qu'il y a en toi, et cette admiration qu'ils ont parfois pour toi. Il faudrait que tu saches, qu'on te dise enfin que tu vaux bien plus que ça. Je voudrais te dire aussi qu'il n'y a jamais eu de predisposition au bonheur,qu'il suffit parfois de se laisser aller à vivre, et que c'est souvent ainsi que les choses arrivent enfin. Je voudrais bien t'expliquer tout ça, seulement voilà, moi-même je ne le crois pas.
(Je voudrais bien reboire ce chocolat chaud avec elle...)