Ephémère



Spectateur de la vie qui rêverait d'en faire partie. C'est comme dans les films, il y a toujours ceux qui sont dedans et ceux qui regardent, qui admirent parce qu'il n'y a que ça à faire. Apres tout le cinéma c'est ça, c'est admirer et s'imaginer pendant un instant que c'est nous là, dedans. J'aime le cinéma, j'aime cette sensation de m'évader, de partir dans un autre univers où un tas de choses sont enfin possibles. Mais tous les jours, je suis là dans le noir et je regarde ces petites taches de lumière qui m'entourent. J'ai parfois l'impression que la vie est un film; que j'en suis sa principale spectatrice.



Tu te sens seule peut-être, ou du moins différent. Les autres te paraissent tellement inaccessibles, d'un autre univers que le tien. Parce que toi tu vois du bonheur dans leurs yeux, tu vois des vies tout autour de toi, des gens qui sont emplis d'histoires plus ou moins belles mais toutes uniques et passionantes. Puis à côté tu te crois sans interêt, sans aventures a raconter, sans grandes paroles à immortaliser. T'en viens à t'enfermer, à croire que rien ne t'arriveras jamais, à te demander quel est le but de tout ça. Tu penses que quelquechose ne colle pas chez toi, alors tu restes là, et pour eviter de penser tu travailles, tu sors, tu fais semblant de vivre. Mais une comédie n'est jamais eternelles, et tu le sais bien, tôt ou tard tu finiras seul à en crever, parce que justement tu ne penses pas comme eux, et tu n'auras jamais leur vie. Tu vois, je connais ta colère. Je sais qu'au fond de toi il y a un cri, qui ne pourra jamais sortir; parce que tu restes persuadé que personne ne le comprendra. Je sais que tes mains tremblent quand l'espoir revient, quand tu te dis "j'existe peut-être un peu cette fois",et je sais aussi que tes larmes coulent lorsque pour la enième fois tu es leurré par trop de rêves. Je voudrai te dire de laisser battre ton coeur pour arrêter d'etouffer, je voudrais te forcer à ouvrir tes yeux et voir cet amour qu'il y a en toi, et cette admiration qu'ils ont parfois pour toi. Il faudrait que tu saches, qu'on te dise enfin que tu vaux bien plus que ça. Je voudrais te dire aussi qu'il n'y a jamais eu de predisposition au bonheur,qu'il suffit parfois de se laisser aller à vivre, et que c'est souvent ainsi que les choses arrivent enfin. Je voudrais bien t'expliquer tout ça, seulement voilà, moi-même je ne le crois pas.


 


(Je voudrais bien reboire ce chocolat chaud avec elle...)

"Peut on s'imaginer qu'un jour..."

le 19/10/2008 à 19h20

 


J'aurais juste aimé me blottir dans tes bras, parce que c'est quelquechose qu'on ne fait pas. J'aurais voulu que tu effaces mes peines et mes doutes du bout de tes doigts. Tu aurais chuchoter des mots imaginaires, dans une langue qui n'existe pas. On aurait ri tu vois, On se serait souri comme deux étrangers qui se touchent du regard. J'aurais pu écrire des pages entières rien que pour t'expliquer ce que je ressens quand tu es près de moi. Je t'aurais traité de monstre parce que je n'aurais plus pu vivre sans toi. On aurait sûrement effleuré le bonheur, tu sais le vrai, celui qui fait que tu te sens en vie, et que l'habitude n'existe pas. Mais je regrette si tu savais, de ne pas avoir su approcher d'assez pres la chance d'être tous les deux. Je suis passée à côté de nous, comme quand on rate un train,sans imaginer un instant ce que ma vie allait devenir sans tes bras... J'ai préféré laisser les autres, te rendre heureux sans moi. Parce que tu sais, comme je t'ai toujours offert les mots des autres n'étant pas assez fière des miens, je t'offre aujourd'hui leurs sentiments n'étant plus capable de contrôler les miens.


 


" Ca dépend de ce que l'Homme aura fait, ou dit, c'est bien ça le problème c'est que ça dépend de lui"


 

écrit le 20 decembre 2007

le 09/10/2008 à 22h24

  


Arretons, tu veux bien. Ce demi silence, cette éspèce de comédie mal jouée ne nous menera à rien. Ca ne s'est pas passé comme dans nos rêves et peut-être que ca vaut mieux apres tout. Nous aurons un poids en moins sur la conscience. Et qui sait ce que le temps nous réserve, nous nous retrouverons peut-être... Mais dans une autre histoire.


 

Démerde toi avec les noyaux...

le 05/10/2008 à 19h37

  


On a tous eu peur à un moment ou à un autre de vieillir. Et puis l'instant suivant on se dit qu'il faudrait aller plus vite pour voir les choses évoluer. En fait on a juste besoin de se sentir vivre. On voudrait exister, ne serait-ce qu'à travers le regard de quelqu'un qui nous aime, ou à travers ses mots. On se sent si souvent seul, si souvent inutil, alors la moindre étincelle peut nous rendre un peu plus fort. Se dire que si on est là ce n'est pas pour rien, qu'il y a toujours quelqu'un qui pense a nous de temps en temps et qui est capable de nous redonner un peu d'espoir. Parce que c'est le pire quand tu ne crois plus en toi, quand tu ne trouves plus une seule lueur dans tes yeux, une seule raison de te lever le matin. C'est fou cette idée que l'on dépend à ce point des autres. A croire qu'un Homme seul n'est plus un Homme, qu'un Homme seul est un Homme mort. alors j'ai besoin de m'accrocher a certains mots, à certains geste, de les garder en mémoire si jamais un jour je me sens loin de tout. Les frontières sont si minces  et il est si facile de sombrer. Il faut savoir être seul mais ne jamais connaître la solitude.


  


C.c

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